Plusieurs pistes pour assister à un concert sans risque, selon une étude espagnole

Un brin d'espoir pour le milieu culturel, qui selon l'étude espagnole aurait plusieurs pistes pour assister aux concerts sans danger en préconisant de passer un test antigénique avant un spectacle et de porter un masque FFP2.

  

Cette expérience unique au monde d'un concert "test" mi-décembre a été baptisée Prima-CoV.
Elle a été organisée dans une salle de spectacle de Barcelone par le festival Primavera Sound, la Fondation de lutte contre le sida et les maladies infectieuses et l’hôpital allemand de Barcelone.
L’objectif était de "savoir quel était le risque d’infection lors d’un concert", a expliqué le professeur Boris Revollo, co-directeur de l’étude, auprès du quotidien espagnol El Mundo.

Pour ce faire, 1047 personnes ont été sélectionnées.
463 d’entre elles ont pu participer au concert-test. Les 496 autres faisaient partie d’un groupe témoin.
Toutes ont subi un test antigénique avant le concert, dont le résultat s’est avéré négatif.

Durant le show, plusieurs règles étaient à respecter : le port d’un masque FFP2 était obligatoire, la ventilation optimisée et les flux de personnes devaient être contrôlés par des agents pour éviter, par exemple, des files d’attente devant les toilettes.
Les spectateurs n’avaient en revanche pas à respecter de distanciation sociale, mais la jauge de la salle avait été divisée par deux (463 spectateurs pour une capacité de 900).

"Pas plus de risque de contagion"

 

Huit jours après le spectacle, le millier de participants à l’étude a repassé un test, PCR cette fois.
Résultat : aucun des spectateurs du concert n’a été infecté au coronavirus.
Et deux des 496 personnes n’ayant pas assisté au concert l’ont été.

"Ces données nous donnent la force statistique pour conclure qu’il n’y a pas plus de risque de contagion parmi les personnes qui ont participé à un événement massif si les mesures que nous mettons en œuvre sont suivies", en a conclu Boris Revollo. 

À noter que cette étude, qui est en attente de publication dans une revue scientifique, ne prenait pas en compte les adolescents, les personnes âgées et les personnes déjà porteuses d’une quelconque maladie.

 

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